
l ' é m i l i e Genève, mars 2003
Merci, Paulette Bascou-Bance de nous avoir concocté cette anthologie qui va trouver sa place, marquée de toute éternité, sur l'étagère la plus proche de la main, entre messire Robert, le Deuxième sexe et la Déclaration des Droits de l'Homme [...] Que de surprises en suivant la femme à travers les siècles et sous toutes les latitudes [...] Que cette Mémoire des femmes nous soutienne et nous interdise de baisser les bras, tant que subsisteront de telles iniquités.
21 juin 2002
... Une grosse anthologie de paroles de femmes, ou sur les femmes, "pour faire revivre ce passé ignoré", de l'antiquité au XXe siècle.

Critique du livre de Paulette Bascou-Bance :LA MEMOIRE DES FEMMES
24 juin 2002
[…] « Je ne suis pas féministe au sens où je ne me suis pas enchaînée à des grilles pour réclamer le droit de vote, où je n'ai pas refusé de payer des impôts comme d'autres l'ont fait parce qu'on ne leur permettait pas de voter. Je me suis intéressée au féminisme comme historienne et comme pédagogue »
C'est ainsi que Paulette Bascou-Bance, explique la genèse de « la Mémoire des femmes », l'anthologie de textes traitant du féminisme, qu'elle vient de publier chez Elytis à Cestas. Son ouvrage est volumineux. Il compile par époque, de l'antiquité à aujourd'hui, des dizaines de textes concernant « la condition des femmes ». D'Aristote à Pierre Bourdieu, de Louise Michel à Han yin, d'Europe en monde musulman.
« J'ai pensé en l'écrivant à de jeunes enseignants qui voudraient intégrer l'histoire du féminisme à leur enseignement. Ce sont des choses amassées durant ma propre carrière et mes recherches, il me semblait dommage qu'elles disparaissent ».
A quatre-vingt ans passés, et en dépit de traversées périlleuses sur des lits d'hôpitaux, la professeur d'histoire et géographie qui a terminé en 1976 sa carrière à Magendie, conserve une mémoire aiguë, et un regard d'une rare vivacité sous une auréole de cheveux blancs. Sa passion pédagogique est intacte. Engagée dans les Cahiers pédagogiques, c'est pour ce laboratoire d'enseignants de terrain qu’elle a commencé a s’intéresser à la condition de la femme, publiant déjà une brochure de textes et documents sur la question. Le féminisme de Paulette Bascou-Bance est surtout celui d’une historienne qui, privée de carrière universitaire par la guerre, n'a jamais renoncé à la recherche.
C'est ainsi qu'elle a retrouvé la trace de Julie Victoire Daubié, la première française qui ait obtenu son baccalauréat, le 17 août 1861, alors qu'il n'était question pour elle d'apprendre le grec et le latin qu'auprès de religieuses. Point de lycée alors pour les filles. « J'étais vraiment scandalisée de voir, que cette femme, qui avait publié avant son bachot un livre montrant comment les femmes étaient condamnées a des rôles secondaires faute de culture, qui avait du se battre pour avoir droit au bac et nous avait ouvert la voie, n'avait pas un établissement scolaire portant son nom » . Peut-être que parce que Paulette Bascou-Bance en parla un jour à Élizabeth Badinter, c'est maintenant chose faite, dans la région lorraine […]
9 août
2002
[... beau livre bien de notre temps, qui propose remarques et réflexions sur la condition féminine au cours des âges [...] Ce livre fait voyager dans le temps et l'espace et se lit avec passion, parfois avec effroi, toujours avec profit...
Guy Perraudeau
ELYTIS EDITION éditeur de littérature générale à Bordeaux