Critiques de Presse

 

SUD-OUEST DIMANCHE janvier 2005

Après "l'Impulsive" (Elytis), Sandra Tohorah, 30 ans, propose avec "la Mort patiente" un témoignage boulversant, violent même sur l'anorexie et le naufrage auquel conduit la maladie, cette "mort patiente", ce "suicide journalier". Face à la maladie, les journées  sont des éternités. Une voix intérieure l'accompagne, la ronge. Heureusement pour elle il y a l'écriture ...

LE COURRIER FRANCAIS septembre 2005

Il y a deux ans, Sandra Tohorah avait publié un ouvrage remarqué. Elle vient de récidiver avec "La mort patiente". Faut-il considérer ce livre comme une autobiographie ou comme un témoignage, comme une thérapie ou une méditation sur une maladie ? Aux lecteurs de se prononcer. En quelques mots, disons que l'auteur veut montrer les ravages de l'anorexie chez une jeune adulte qui quitte l'adolescence. Mais ces lignes sont aussi un regard sur les bienfaits de l'écriture comme moyen d'expression d'une souffrance dont on cherche à se débarasser. Ce n'est pas une forme canonique d'écriture, tout au contraire, l'expression de Sandra Tohorah met en valeur à la fois la douleur et le quotidien, l'intérieur de l'être et les aspects extérieurs. Sortir d'une telle galère, c'est à la fois saisir des lueurs et faire une rencontre.

Guy Perraudeau