

Critiques du livre de Sandra Tohorah : L'IMPULSIVE
LAUSANNE 22 JANVIER 2003
Le grand hebdo suisse consacre quatre pages à Sandra Tohorah et son ami peintre Fabien :
[…] Son premier roman sort cette semaine en librairie. «Rien d’autobiographique», dit-elle de cette Impulsive, ouvrage édité par une petite maison française, mais difficile de croire que son héroïne qui parle du besoin de «défendre son art, de vouloir en mourir plutôt que de le partager avec un salaire à mi-temps et miteux simplement pour bouffer plus gras, me remettre à fumer, tenter l’alcool ou la DHEA», n’a rien à voir avec elle. Une jeune écrivain écorchée vive dont Guy Carlier, chroniqueur chez Stéphane Bern, sur France Inter, a dit le plus grand bien à l’antenne. «Je ne ferai pas l’injure de dire de Sandra qu’on l’attendait depuis Céline. Je pense qu’elle balancerait un verre contre un mur en hurlant.» Eloge un peu empoisonné tant la barre est fixée haut, mais Sandra a tellement manqué de reconnaissance qu’on ne refuse pas un dithyrambe aussi facilement. [...]
[...] Elle décrit le sentiment amoureux en trempant parfois son cutter dans de l’eau de rose : «Il a fallu que je croise le fantôme des années pour épouser l’écriture de l’amour et te proposer une vie unique de marginalité, de passions colorées à bout de souffle, colorées de voiliers bleus et blancs, sur une toile orange, les soirs où la volupté surgit de nos clairs-obscurs» [...] «Protéger ma marginalité face aux diplômés de la banalité, à ces militants du néant, ces gradés de l’inculture», écrit Sandra, trente ans et des poussières après Mai 68, la génération de leurs parents. «On dit peut-être la même chose que nos parents mais eux ont abdiqué leurs idéaux et le pire c’est qu’ils refusent de l’admettre!» [...]
[...] J’ai besoin d’écrire comme Fabien a besoin de peindre. S’il ne peint pas, il se flingue, et moi, j’écris comme on boit un verre d’eau.» [...]
MONTREUX
Jeudi 23 janvier 2003
Voilà un premier livre qui vous saute aux yeux comme un pétillement de paillettes ou de petits miroirs cousus sur le velours indien. Sandra Tohorah s'ébroue en nouvelle née de l'écriture, dans un tourbillon d'émotions, de découvertes et de retrouvailles. Le "je" est multiple, renvoyé par un jeu subtil et déconcertant de lumières. L'amour, neuf, pudique, impulsif et paradoxalement prudent, joue à cache-cache avec les surnoms, les bateaux et les trains qui partent et se croisent entre la Bretagne, Paris et le Léman. [...]
[...] Elle écrit, il peint et fait de la radio. Il est tout entier dans ses pages et elle est sa muse, son modèle, la chair de ses toiles. Et le lecteur, comparse anonyme, se perd avec étonnement et délice dans les escaliers, les ports et les bistrots où se croisent les deux scintillants aérolithes. Il n'y verra que du feu, mais de quelle magnifique lumière, "L'impulsive" va l'éblouir. Prose poétique qui jouit d'elle-même autant que du battement affolé du coeur. Mireille Schnorf
L'Echo de l'ouest 24 janvier 2003
L'Impulsive est un roman écrit comme un conte oriental avec les lumières, les ombres, la végétation d'outre-mer. C'est une quête de l'autre, de la mémoire, des instants incrustés avant de disparaître. Mais c'est surtout une louange de l'écriture qui révèle, libère et transcende les sentiments, la pensée. Une écriture toute en délicatesse et en poésie qui fait rêver à des visages, à des paysages. C'est un premier roman, on reparlera certainement de l'auteur.
ELYTIS EDITION éditeur de littérature générale à Bordeaux