Grands voyageurs

 

 

LA VIE S'ESTOMPE JE DEMEURE

Dominique Rolland d'après "L'Espace s'Efface" de Cécile Léna

Format 155 x 240 mm, 72 pages avec iconographie et 12 pages couleurs

EAN 9782356390059  - 10,00€ - mai 2008

 

“Cette maison est très ancienne. Très ancienne, c’est sûr. Si on fouillait les fondations, on trouverait bien des choses. Des choses enfouies. Des tessons de poteries, des lames de verre, des coupelles de nacre, des sabres ciselés. C’est pour les archéologues, quand ils viendront. S’ils viennent un jour. Les murs, vous avez vu les murs ? Il y a des éclats de balles, ou d’obus, des morceaux de ferrailles fichés un peu partout…”

La maison, en tant que lieu de mémoire coloniale, est ici le personnage central du livre. Quelque part, dans un Viêt-Nam à l’histoire tourmentée, les âmes s’y rencontrent et hantent les murs décrépis, comme pour mieux dire le passé et chanter la tolérance.

Suite à la réalisation de quatre maquettes mises en son et en lumière par la scénographe Cécile Léna, présentées dans de nombreuses villes, intitulées l’Espace s’Efface, Dominique Rolland, spécialiste de l’Indochine, revient ici sur l’univers developpé dans ces quatre maquettes : la mémoire coloniale, le métissage, l’exotisme et la poésie de l'intérieur vietnamien.

Le livre est un prolongement au rêve et à la reflexion développés dans les maquettes. Il contient un cahier couleur de photos des œuvres.

Il peut être lu sans avoir vu les maquettes et reste un objet littéraire à part entière (mise en page illustrée, photos couleurs, travail typographique...)

 

Dominique Rolland est ethnologue et maître de conférences à l’INALCO (institut national des langues et civilisations orientales). Grande voyageuse, elle est aussi spécialiste de l’Indochine. Elle a déjà écrit De sang mêlé, polyphonie autour de la question du métissage et du colonialisme au Viêt-Nam.

 

Bibliographie :

De sang mêlé, Elytis 2006

Glissements de terrain, Elytis 2007

 

Cécile Léna est scénographe et créatrice de costumes, diplômée de l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg, elle conjugue son métier à des activités de plasticienne, dessinatrice, carnettiste de voyage et graphiste.

Elle assure aussi des formations professionnelles dans différentes écoles de Bordeaux.


LA SECTE DES TERMITES

Patrick Laurent

Format 170 x 240 mm broché, 216 pages avec illustrations de J.-M. Charpentier

ISBN 978-2-91-465995-6  - 19€

 

Dans un lointain ailleurs, à une époque que l’on ne saurait dater, deux hommes partent à la recherche d’une secte pour le compte de la Congrégation.

Lucien Vandevelde, accompagné du disciple Justin Brioul, cheminent à travers terres et mers pour enfin débarquer sur l’île majestueuse du soupçon.

Mais au cours de son périple, Lucien se découvre des états d’âme et de la compassion pour ceux qu’il doit dénoncer. Est-il mercenaire, agent officiel ? Qui sont ces Termites qui résident ici et de quel secret sont-ils les gardiens ?

Rencontres inattendues, violence entre les peuples et amours interdits, composent ce voyage initiatique luxuriant. Le décor rejoint ici l’imaginaire des grands récits de voyageurs passés, qui partaient découvrir le reste du monde.

L’auteur y livre réflexions sur la spiritualité, sur les religions et les philosophies. Et s’il égratigne un peu tout le monde, c’est pour mieux chanter l’universalité de la tolérance.

Patrick Laurent est né en 1953 à Mayence Gonsenheim en Allemagne. Voyageur insatiable, curieux de tout, il a déjà publié Une baleine dans le désert (Elytis 2003).


POUR QUELQUES ARPENTS DE GLACE

Claude Ader-Martin

Format 170 x 240 mm broché, 192 pages avec iconographie

ISBN 978-2-91-465997-0  - 19€

 

Le 400ème anniversaire de la ville de Québec est l’occasion de revenir sur l’histoire de la ville et de la province, l'histoire de ses colons français partis découvrir un monde dont ils ignoraient tout.

Pour quelques arpents de glace retrace les moments forts de la colonisation de la Nouvelle France et de la création de la ville de Québec. L’auteure y évoque le quotidien des colons à travers le parcours de quelques-uns. Elle revient sur les conditions de leur installation et la manière dont la vie de ces pionniers a bâti leur mémoire collective.

Des descendants des premiers colons y témoignent, contant le parcours de leurs ancêtres et la réalité du Québec d'aujourd’hui.

De la conquête des premières terres jusqu’au front mené face à la culture anglophone, la province porte à présent sa différence comme une véritable richesse que désigne ici l’auteure en parcourant ces quatre siècles d’histoire.

 

Journaliste indépendante, Claude Ader-Martin travaille pour la presse quotidienne régionale, et la presse professionnelle. Elle intervient également dans des ateliers d’écriture et de communication à l’université.

Elle est déjà co-auteur avec Philippe Roy de Ile de Ré (Edition Pêcheurs d’images) et De Rochefort à La Rochelle (Elytis 2005).


CHINE 66

France Vergely 

Format 170 x 240 mm broché, 224 pages avec iconographie

ISBN 978-2-91-465989-5  - 20€

 

France Vergely a été une des rares occidentales à se trouver en Chine, à Pékin, les premiers jours de la révolution culturelle maoïste en août 1966. L’agitation est partout, les défilés à la gloire  du Grand Timonier s'organisent, la ferveur révolutionnaire anime toute la ville. L’évènement est bien là ; reste à en saisir toute l'ampleur, des années plus tard, lorsque l’occident ouvrira les yeux et que la compréhension de l’imposture maoïste fera de cette date un moment charnière de l’Histoire de la Chine.

L’ouvrage est illustré de photographies inédites des premiers jours de la Révolution culturelle.

 

France Vergely est titulaire d’un DEA de langue et littérature françaises.

Elle a consacré plusieurs études à l'écrivain-voyageur Pierre Loti.


UNE GIRAFE POUR LE ROI

Gabriel Dardaud / Olivier Lebleu

Format 170 x 240 mm broché, 132 pages

ISBN 978-2-91-465987-1  - 16€

 

Fouillant dans les archives de la bibliothèque nationale du Caire, Gabriel Dardaud a retrouvé épisode par épisode l'extraordinaire aventure de la première girafe arrivée en France en 1826.

Cadeau du pacha d’Egypte au roi Charles X, la girafe débarqua à Marseille, pour être acheminée – accompagnée par l'éminent naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire et deux cornacs égyptiens – jusqu’à la ménagerie du roi, au Jardin des Plantes.

S’ensuit le récit d’un périple où chacun s’affaire pour le bien-être de l’animal, livre son sentiment sur la nourriture à lui offrir et redouble d’ingéniosité pour être au plus près de l’évènement.

De fait, l’arrivée de l’insolite girafe baptisée Zarafa, entraîna une véritable girafomania dans tout le pays.

 

Olivier Lebleu, “spécialiste” de cette première girafe française – dont la dépouille naturalisée se dresse aujourd’hui au Muséum de La Rochelle – ponctue le fabuleux récit de Gabriel Dardaud d’éléments historiques et revient sur la personnalité de l’auteur.

 

Gabriel Dardaud est né en 1900. Journaliste et correspondant de guerre, il fut directeur de l’AFP pour le Moyen-Orient et correspondant d’Europe 1. Il est décédé en 1993.


JUILLET AU PAYS 

Michèle Rakotoson

Format 170 x 240 mm broché, 208 pages avec iconographie

ISBN 978-2-91-465988-8  - 20€

 

Poussière rouge qui envahit tout dès que la carlingue s’ouvre, rouge qui saute aux yeux, partout sur le béton, sur les carcasses des camions abandonnés un peu plus loin dans les hangars, sur les immeubles qui auraient bien voulu imiter ceux de l’Occident, sur les vêtements, latérite couleur locale.

Le rouge m’envahit aussi jusqu’au corps, au cœur, rouge brique ou rouge sang. Dans ce pays-ci on déterre les morts pour leur donner une nouvelle vie, mais comment déterrer ceux que l’on porte en soi ? Pourquoi les airs qui me reviennent en tête n’ont-ils plus de paroles ?

Michèle Rakotoson revient au pays après des années d’absence. Madagascar et sa capitale Antananarivo s'offrent au regard de l’auteur ; ville sans oiseaux, où les caméléons de l’enfance ont disparus comme les arbres. Trop de monde, trop de pauvereté, trop de demandes.

L’armoire des souvenirs s’ouvre lentement, exhalant peu à peu l’amertume de l’exil.

Michèle Rakotoson est née à Antananarivo (Madagascar). Quittant Madagascar en 1983 pour des raisons politiques, elle  arrive à Paris où elle obtient un DEA en Sociologie. Elle est aujourd’hui journaliste à la radio et à la télé (RFI, RFO, France Culture).

BIBLIOGRAPHIE :

Lalana, L’aube 2002

Le bain des reliques, Karthala 1988

Dadabé, Karthala 1984


LES PETITES CURIOSITES

Anthologie curieuse d’après Le magasin pittoresque (1834, 1838, 1877, 1902) d’Edouard Charton

 

Format 115 x 150 mm broché, vernis sélectif, 272 pages -  ISBN 978-2-91-465985-7  - 13,90€

 

Parcourant les lignes, le lecteur de ces petites curiosités devra prendre garde à ne jamais perdre sa vigilance car derrière l’apparente légèreté du propos se cachent des idées qui pourraient bien changer le monde :

 

- dériver le courant d’eau tiède qu’est le Gulf stream pour réchauffer les parties froides du globe,

- régénérer les générations qui subissent un  affaiblissement physique en les rephosphatisant (à l’aide de l’élixir phosphovinique du Dr. Foy – en vente au prix de 4fr à la Pharmacie Jolly du Boulevard Pasteur)

- généraliser l’emploi de “l’additionneur éclair”, pour éviter le fastidieux travail cérébral et la migraine à qui veut réaliser des opérations arithmétiques…

L’on apprendra aussi :

- comment éviter le frisson de la mort, à celui qui, empruntant une locomotive, se voit propulsé à la vitesse vertigineuse de 200km/h,

- que le cabinet de toilette de nos élégantes est devenu un véritable laboratoire de poisons,

- que le séjour des livres dans un local éclairé au gaz, contribue à en diminuer la durée,

- quelles furent les manies de Balzac…


LE MAGASIN PITTORESQUE

Edouard CHARTON, illustrations de Jean-Michel Charpentier 

Format 170 x 240 mm cousu, avec iconographie 384 pages

ISBN 978-2-91-465983-3  - 22€

 

“On a calculé, qu’à lire quatorze heures par jour, il faudrait huit cents ans pour épuiser ce que la bibliothèque royale contient, sur l’histoire seulement ; cette disproportion désespérante de la durée de la vie avec la quantité de livres dont chacun peut avoir quelque chose d’intéressant, prouve la nécessité des extraits.

Par ailleurs, un rapide examen des articles de ce Magasin suffira pour faire reconnaître que nous avons peu d'ambition littéraire, et que nous avons moins voulu faire preuve d’un talent ou d’une érudition qui cherchent l'éclat, que de variété de connaissances, de goût et de moralité.”

 

Voilà donc les rayonnages hétéroclites de ce Magasin pittoresque entièrement justifiés. Cette première livraison, datant de 1833, fait toute la lumière sur le savoir encyclopédique des petits riens.

Récréation savante et littéraire pour les uns, rigoureuse entreprise du savoir pour les autres, l’ouvrage reste une véritable invitation au voyage.

 

Entre autres curiosités, le lecteur y apprendra qu’un club du suicide a existé à Paris, que l’on y comptait douze personnes, et que le règlement portait qu’on élirait tous les ans celui des membres qui se donnerait la mort ; que le bananier est l’une des plantes les plus utiles et les plus répandues sur la surface du globe ou que les sangsues furent excommuniées par l’évêque de Lauzanne, parce qu’elles détruisaient les poissons.

Le magasin pittoresque est une nouvelle édition de l’ouvrage datant de 1833. Augmentée de gravures originales, elle ne comprend pas l’intégralité des articles mais une sélection autour des thèmes du voyage, des peuplades, de la zoologie nonobstant quelques curiosités dignes d’intérêt.

 

Edouard Charton (1807-1890) fut journaliste, homme politique, mais avant tout, il mena toute sa vie durant, dans un esprit humaniste au service des autres, un combat contre “l’origine première des inégalités sociales, de tous les désordres et de presque tous les maux” : l’ignorance.

Il connut un immense succès avec Le Magasin pittoresque, premier magazine encyclopédique hétéroclite, puis avec le Tour du Monde et la Bibliothèque des merveilles.

 

Jean-Michel Charpentier est peintre, illustrateur et surtout graveur sur cuivre et zinc. Il illustre de nombreux ouvrages, réalise des expositions et participe à des salons de carnet de voyage dans toute la France.


GLISSEMENTS DE TERRAIN, une ethnologue dans la vallée de la Matitanana

Dominique Rolland

Format 170 x 240 mm broché, 224 pages

ISBN 978-2-91-465970-3  - 20€

 

Il vous semblait autrefois, à Paris, que l’ethnologie devait témoigner de l’intelligence de l’homme, de sa capacité à dominer les contraintes naturelles pour organiser la vie en société, de son ingéniosité à diversifier les cultures. 

Faire de l’ethnologie, c’était le désir impérieux de dire à l’Occident que le monde est infini, que la richesse de l'humanité réside dans sa diversité, dans la quête essentielle des hommes pour affronter la mort et inventer la vie.

Plus qu’une discipline scientifique, vous embrassiez à bras le corps une morale, et peut-être qu’il y avait en vous quelque chose de l’ordre du désir de rédemption, peut-être bien qu’en vous il y avait la présomptueuse idée qu'il y avait quelque chose à racheter.

L’ethnologie d’alors avait des allures de pratique militante s’opposant à l’insupportable superbe d’un monde qui s’affirmait seul tenant de l’intelligence, de la raison et de l’efficacité.

C’est pour cela que vous vouliez faire de l’ethnologie. Faire de l’ethno. Ethno. Vous griffonnez distraitement cette abréviation sur votre carnet, le dos appuyé contre le tronc rugueux d’un manguier. Ethno. Apparaît l'anagramme. Honte.

Face à ces hommes réservés assis dans la pénombre d’une maison lignagère, vous ne pourrez jamais évoquer les véritables raisons de votre présence. Pas plus que vous ne pourrez leur parler du plaisir que vous prenez à lire dans l’ethnologie la stupéfiante saga du monde.

 

Glissement de terrains, revient sur le passage personnel de l’auteur, en tant qu’ethnologue, dans une vallée retirée du sud-est de Madagascar. On y découvre un vrai regard critique sur la fonction de l’ethnologue à travers cette expérience malgache.

 

 

Dominique Rolland est maître de conférences à l’INALCO (institut national des langues et civilisations orientales).

Spécialiste de l’Indochine, elle a déjà écrit De sang mêlé comme une polyphonie autour de la question du métissage ; question posée par le colonialisme au début du siècle dernier.

Glissements de terrain revient sur son passage à Madagascar en tant qu’ethnologue.


LETTRES DU JAPON

Rudyard Kipling / présentation et notes : Alain Rocher 

Format 170 x 240 mm broché, 224 pages

ISBN 2-914659-64-4 - 20€

 

Kipling est un brillant journaliste doublé d’un grand voyageur, lorsqu’il écrit en 1888, ces truculentes Lettres du Japon.

Le pays est un véritable enchantement pour lui ; le raffinement des arts, les mœurs, le théâtre ou les paysages, exaltent l’homme et le journaliste. Mais bien loin d’être un témoignage ethnographique sur la civilisation japonaise du début du siècle dernier, l’ouvrage est avant tout le récit d’un voyageur ; récit marqué par le talent de conteur de l'écrivain et son humour caustique teinté d’une grande sympathie envers tout un peuple.

L’accompagne dans ce voyage japonais, un professeur, qui n’est que son alter ego fictif, donnant ainsi à Kipling la possibilité de dialoguer.

Entre Tintin au pays du Soleil Levant et un Albert Londres visitant le Japon, ces Lettres nous plongent   avec délice dans un Japon intemporel.

 

Rudyard Kipling, le père du Livre de la jungle, est né en 1865 à Bombay, en Inde. Journaliste, il se consacre dès 1887 à l’écriture de nouvelles puis séjourne au Japon en qualité de correspondant. C’est là qu’il redigera ces truculentes Lettres du Japon. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1907.

Alain Rocher est maître de conférences à l’université de Bordeaux III. Il a traduit de nombreux ouvrages du japonais, notamment pour la Pléiade.


CIPANGO

Lionel Baillemont 

Format 170 x 240 mm broché, 256 pages

ISBN 2-914659-63-6 - 20€

 

C’est le célèbre voyageur Marco Polo, qui donne au Japon le nom de Zipangou, traduction littérale du chinois Jepen kouo, qui signifie Empire du Japon.

Cipango est la rencontre entre un jeune garçon plein de fougue, curieux du monde, ignorant encore les manières de se conduire avec ses pairs, et un maître de médecine usé à la pratique de la sagesse. Contraints à cohabiter après de facheuses circonstances, ils seront convoqués à la Cour pour soigner l’empereur atteint d’un mal qu’aucun des médecins personnels ne parvient à éradiquer.

Dans ce Japon féodal qui exalte les convoitises occidentales et exacerbe les complots en hauts lieux, les deux hommes se retrouveront tels deux marionnettes manipulées par les ennemis du pouvoir.

Entre itinéraire d’un jeune candide japonais et voyage dans un empire qui s’ouvre juste aux premiers missionnaires, Cipango est un récit initiatique captivant.

 

Lionel Baillemont partage son temps entre littérature et production musicale. Grand voyageur, il s’intéresse de près aux religions orientales et au Japon particulièrement, décor de ce premier ouvrage historique.

DE SANG MELE, chroniques du métissage en Indochine

Dominique Rolland

Format 170 x 240 mm broché, 384 pages avec iconographie

ISBN 2-914659-54-7 - 21€

 

De sang mêlé est une musique.

Ni essai ni roman autobiographique, mais probablement un peu des deux, le livre de Dominique Rolland est une polyphonie de voix, de chroniques témoignant d’un passé qui exacerbe toujours les passions : le colonialisme en Indochine.

Il aborde donc naturellement la question du métissage. La rencontre entre français colonisateurs et peuples colonisés a engendré des figures variées de ce métissage.Qu'elles soient biologiques ou simplement culturelles, marquées dans leur sang ou seulement par les traditions, elles portent toujours avec difficulté cette identité double : la métisse est une enfant sans terre.

Ce n’est donc pas au hasard que le titre du livre de Dominique Rolland est à double sens : la condition de métisse se dilue inévitablement dans deux cultures au point que les identités se troublent. Les sangs se mêlent et les identités s'emmêlent.

De sang mêlé est aussi une confrontation entre l’Indochine passé et le Viêt-nam contemporain ; où l’on voit le touriste déambuler, en chasse du poncif de la photo de rizière avec quelques chapeaux coniques de belles congaï affleurant l'eau ça et là ; où l’on croise la parole de quelques vieux Vietnamiens encore usés à la francophonie ; où l'on observe les cicatrices des guerres, l’agitation de la ville, le cours de la vie…

De sang mêlé est ce regard croisé que peut porter avec justesse l’enfant métis sur le passé tourmenté du pays.D'universel, l’histoire devient alors personnelle, avec ses espoirs, ses tourments et cette irrésistible envie de comprendre.

De sang mêlé est cette musique-là.

 

Dominique Rolland est professeur à l’INALCO (institut national des langues et civilisations orientales).

Spécialiste de l’Indochine, elle a écrit De sang mêlé comme une polyphonie autour de la question du métissage ; question posée par le colonialisme au début du siècle dernier.

Elle prépare actuellement un autre ouvrage illustré, sur une figure de l’exploration de l’empire d’Annam : le docteur Sallet (Elytis, à paraître).

LA PRESSE


COURRIER DE CHINE, voyage en Orient d'un missionnaire obstiné

Hélène Fillet - Phan Van Song 

Format 170 x 240 mm broché, 224 pages avec iconographie

ISBN 2-914659-53-9 - 20€

Il regarde sans chagrin s’éloigner les rivages de son pays, tout entier habité par l’exaltation de l’aventure. Le vaisseau immense, aux voiles blanches déployées dans le vent, les ordres criés dans cette langue sonore et gutturale qu’il ne comprend pas encore : c’est le voyage aux confins du monde qui commence à cet instant. En cette fin de la quatrième année du règne de Young Li, le 1er janvier 1651 selon le calendrier chrétien qui va désormais rythmer sa vie, Pan Wen, alors âgé de dix ans, quitte son pays en proie à la guerre civile, porteur d’un message de sa souveraine, l’impératrice de Chine, au pape Innocent X.

Accompagné de Michal Boym, jésuite polonais érudit et obstiné, il n’aura de cesse de parvenir jusqu’à Rome, puis de rendre compte à l’empereur de son entrevue avec le souverain pontife. De la Chine à Rome, de Lisbonne aux montagnes sauvages du Tonkin, par l’antique route de la soie ou sur d’insalubres caraques portugaises, leur voyage durera neuf longues années.

Après L’interprète de Poivre qui retraçait les débuts du commerce maritime avec l’Asie, Hélène Fillet-Phan Van Song s'intéresse ici au rôle qu’a pu jouer la volonté missionnaire de l’Eglise dans la découverte de l'Orient.


L'INTERPRETE DE POIVRE, une rencontre avec Pierre Poivre dans l'Asie du XVIIIe

Hélène Fillet - Phan Van Song

 Format 170 x 240 mm broché, 224 pages avec iconographie

ISBN 2-914659-49-0 - 20€

Dans l’Asie du XVIIIe, au sein de cet empire d'Annam dont l’Occident ignore encore tout, Uyen, jeune lettré frotté à la pratique des langues portugaise et française, suit le chemin que lui trace son père Phan Van Luu : il sera négociant et héritera de plusieurs factoreries où sont entreposées des marchandises en provenance de Chine, du Siam ou du Japon. Porcelaines, pièces de soie brochée et plantes médicinales, ballots de thé, sucre candi, poivre, cannelle, nids d'hirondelles et autres cornes de rhinocéros s’y entassent pour repartir vers l'ailleurs familier des royaumes voisins. Une rencontre va détourner Uyen de sa route : Pierre Poivre arrivé en Cochinchine en 1742,   lui propose de devenir son interprète et son homme de confiance. Le Français, à la fois missionnaire, botaniste et commerçant, est bien décidé à ravir aux seuls Portugais et Hollandais, le monopôle des échanges avec l’Asie. S'ensuit la grande aventure du négoce entre l’Orient et l'Occident.

L’interprète de Poivre revient sur la naissance du commerce maritime avec l’Asie à l'époque des voyages à la recherche des épices et de la porcelaine. A l'immersion dans l’atmosphère colorée du royaume  cochinchinois, s'ajoute le voyage et le destin peu ordinaire d’un homme, ancêtre lointain de la famille de l'auteur.

LA PRESSE


MON MARIAGE CHINOIS  -  Danielle Dufay

Lettres de chine 1922 - 1924, d'après les écrits de Jeanne de Lyon

 

ISBN 2-914659-39-3  -  288 pages  -  20 €

 

C’est la petite-fille de Jeanne de Lyon, Danielle Dufay, qui a retrouvé les écrits de voyage, le récit de l’arrivée en Chine ainsi que le journal intime de son aïeule. A l'histoire singulière de cette femme s’ajoute ici une peinture riche et passionnante de la Chine des années vingt.

LA PRESSE